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Coup d'œil sur les prochains numéros
N°150
Déja paru au format papier
Les dilemmes de la qualité
La « qualité » est de la race des serpents de mer : on en parle beaucoup, mais de quoi parle-t-on vraiment ? Quels sont les critères de cette « qualité » et qui les définit au juste ? D’ailleurs, y a-t-il une seule qualité ?
La qualité de l’accueil a évidemment à voir avec le travail fait, au quotidien, auprès des enfants. Néanmoins, dans le climat actuel, où la privatisation des crèches fait des ravages, où la pénurie et le tournus du personnel s’intensifient, et où les coupes budgétaires sont annoncées tous azimuts, la responsabilité de cette qualité ne peut pas reposer tout entière sur les épaules des professionnel·les.
La question de la qualité ne peut être dissociée des valeurs et des finalités que nous entendons poursuivre, et c’est là que le bât blesse : s’agit-il de « gérer » les enfants pendant que les parents travaillent ? De fabriquer les prochaines générations à insérer professionnellement ? Ou s’agit-il de s’inscrire dans une logique de travail social en luttant contre les rapports de domination et en visant la justice, l’émancipation et la cohésion sociale ?
N°151
Violences
Violence. Voilà un mot qu’on entend peu dans les lieux d’accueil de l’enfance. Curieux. Les violences y sont pourtant bien réelles, quotidiennes, et elles s’exercent à de nombreux niveaux.
Bien sûr, les enfants entre eux peuvent s’infliger coups et blessures. Mais cela ne constituera pas le cœur de ce numéro, qui se penchera sur les violences infligées par des professionnel·les à des enfants, sur celles exercées entre professionnel·les, sans oublier au passage la violence dite « institutionnelle ».
Ces diverses violences, on en parle rarement, et souvent de manière détournée. Elles nous mettent mal à l’aise. Pourtant, elles ne sont que très rarement le fait du seul individu mais bien la conjugaison d’un ensemble complexe de facteurs. Pour penser la violence, nous devons engager une réflexion sur les organisations, le contexte et les conditions de travail des professionnel·les.
Les violences sont toujours un signe d’alerte car une violence en génère d’autres.
N°152
Lire… Pour qui ? Pourquoi ?
Parmi les professionnel·les de l’enfance, qui lit encore de nos jours ? Lire au sens d’une activité qui demande du temps, de la disponibilité mentale, de la précieuse attention.
La littérature enfantine est mobilisée par un nombre important de professionnel·les. On lit aux enfants et avec les enfants dans les structures d’accueil, et c’est tant mieux. Mais est-ce seulement pour leur bien à eux ? A quels besoins et envies cela répond pour l’enfant, mais aussi pour l’adulte ?
Lire « pour soi », pour assouvir sa curiosité, pour mieux faire son travail, ou encore pour le… plaisir, peut-être ?
Lire seulement pour obtenir des informations ? Si tel est le cas, un résumé généré par l’IA devrait suffire ! Pourquoi continuer à valoriser la lecture auprès des enfants, quand les contraintes de productivité et de rentabilité du temps entament nos capacités mêmes à nous installer, voire à habiter dans des textes. En quoi lire peut-il, ou doit-il, être pensé comme valeur à défendre et transmettre ?
N°153
Comprendre l’enfant dans son environnement social
Comprendre l’univers des enfants, leur manière d’habiter le monde et de lui donner sens, n’est pas une sinécure…
D’une part, l’enfant ne peut pas être pensé hors de son environnement, qu’il soit social, familial ou institutionnel — un enfant seul, cela n’existe pas, pour paraphraser Winnicott.
D’autre part, l’enfant n’est pas un adulte en miniature. Accéder à l’altérité de l’enfant sans la réduire, sans la romantiser, sans y projeter notre propre vécu de l’enfant que nous avons été est un vrai défi.
Ce défi implique de dépasser le discours sur pour essayer de saisir la perspective de l’enfant, alors que le langage fait encore défaut aux plus jeunes et que les enfants sont particulièrement sensibles aux suggestions de l’adulte. Il nécessite aussi de chercher à comprendre une logique à laquelle nous n’avons plus accès.
Nous n’avons pourtant pas d’autre choix que de nous y atteler si nous voulons passer d’une prise en charge à une prise en compte des enfants.
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