Vous tenez entre vos mains un numéro spécial de la Revue [petite] enfance. Nous avons voulu réitérer l’expérience positive du No 143 réalisée avec l’école supérieure en éducation de l’enfance (esede) de Lausanne et nous avons cette fois collaboré avec le Réseau Genre et Jeunesse[1] basé à la Haute école de travail social et de la santé de Lausanne (HETSL). Le dossier thématique de notre No 148 est donc assuré par le Réseau Genre et Jeunesse, qui présente lui-même le fruit de ce précieux travail dans l’éditorial. Nous aimerions remercier plus particulièrement Morgane Kuehni, Stéphanie Monay et Hélène Martin pour tout le travail de coordination avec les auteur·es et avec la rédaction.
Dans la forme, l’esquissé sera exceptionnellement intégré à l’édito, qui inclut un survol des différentes contributions. En outre, ce numéro nous permet de retrouver le collectif Crrc et Mic qui ont réalisé la plupart des images qui parsèment cette revue.
Sur le plan du contenu, quelques remarques : avec ce numéro, nous nous situons dans une perspective plus large qu’à notre ordinaire — dans la mesure où c’est la jeunesse, du petit enfant au jeune adulte, qui est l’objet d’étude — mais aussi plus ciblée, puisque c’est spécifiquement l’axe du genre qui est en jeu ici.
Les études genre sont l’un des axes réflexifs que la Revue [petite] enfance mobilise dans ses dossiers thématiques[2]. Consacrer un numéro entier à cette thématique s’impose donc comme une évidence et nous sommes très heureux·ses et reconnaissant·es de pouvoir collaborer avec le Réseau Genre et Jeunesse pour traiter ce domaine de recherche tout à la fois passionnant et sensible.
On notera encore que cette revue est le fait d’une pluralité de plumes. Relevons d’une part une place plus importante que d’habitude prise par des articles du monde académique et de la recherche par rapport à ceux issus du monde professionnel où la majeure partie de notre lectorat se situe. Nous avançons l’idée que cela est judicieux et pertinent : l’immersion, pour les professionnel·les de l’enfance, dans des productions académiques, constitue à n’en pas douter une opportunité en termes de professionnalisation. Ajoutons la présence d’articles issus de travaux de master en travail social. Une manière de partager, diffuser, faire circuler les résultats de ces travaux qui bénéficient d’un double ancrage, à la fois solidement arrimés dans le monde professionnel et s’appuyant sur un processus de recherche. Nous nous réjouissons d’avance de savoir ces textes lus et travaillés dans les équipes éducatives de notre région et bien au-delà. Par ailleurs, le « terrain » de l’accueil collectif de jour n’est pas absent, puisque Fracheboud et Kühni, membres du comité de rédaction, ont savamment « intercalé » un Savoirs des Couloirs entre les divers articles du dossier.
L’essentiel enfin : tout au long du numéro, les voix d’enfants et de jeunes se font entendre : il importe tant au Réseau Genre et Jeunesse qu’à la Revue [petite] enfance, en effet, d’écouter et de visibiliser ces voix, qui doivent en tout temps participer à la constitution d’une éthique et de savoirs professionnels solides.
Erratum
Dans l’esquissé de notre numéro 147 (p. 7), le nom de l’auteur Nodjii N’Deurbelaou a par mégarde été mal orthographié. Nous vous prions de nous excuser pour cette erreur, qui a dûment été corrigée dans la version numérique qui sera mise en ligne courant 2026. n
La rédaction
[1] https ://www.hetsl.ch/reseaux-de-competences/genre-et-travail-social-gets/reseau-genre-et-jeunesse
[2] Quatre axes réflexifs font l’objet d’une attention particulière dans nos dossiers thématiques et sont nommés dans la ligne éditoriale : les études genre, une approche scientifique et professionnelle de l’activité, une perspective d’interdisciplinarité et un soin d’historicisation du travail éducatif. Voir https ://revuepetiteenfance.ch/la-revue/#ligne
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