L’importance de la diversité familiale dans la littérature jeunesse

Un terrain de jeu infini

La littérature jeunesse a cela de passionnant qu’elle peut être le berceau des plus grands rêves. L’imaginaire y a une place de choix, laissant libre cours aux idées les plus folles, aux élans poétiques, nous plongeant dans l’univers de l’enfance, là où les frontières entre merveilleux, mystérieux et réalité sont encore tout à fait floues. Cette liberté fait de la littérature jeunesse un terrain de jeu infini où les adultes ont le privilège de cheminer aux côtés des plus jeunes.

Cependant, s’il est un domaine dans lequel la littérature jeunesse en Occident reproduit des stéréotypes, adoptant un modèle patriarcal, hétérocentré et ethnocentré, c’est bien celui de la famille. Ainsi retrouve-t-on dans la plupart des livres une représentation de la famille avec un papa, une maman et des enfants biologiques[1]. Un modèle largement prédominant censé être la norme. Où sont les autres schémas familiaux ? Les familles homoparentales, lesboparentales, les parentalités avec des personnes transgenres, les familles avec des enfants adoptés, les familles recomposées ou monoparentales ? Précisons aussi que les familles non blanches sont pratiquement absentes. Toutes ces familles existent et pourtant elles sont rarement mises en scène. Une absence qui pourrait signifier que « tous les écarts à la norme sont proscrits »[2]. Ce modèle unique semble même définir ce qu’est une famille tout court puisqu’on va le retrouver dans les films, les publicités, les manuels scolaires ou les formulaires administratifs. Or, cette absence induit non seulement une invisibilité, mais participe aussi à la reproduction de stéréotypes, de préjugés, voire à des inégalités et des discriminations, en particulier pour les familles arc-en-ciel[3]. Cette absence maintient certaines familles dans la marge, alors qu’elles sont constitutives de la société au même titre que les autres.

Nombreux sont les témoignages de personnes qui disent n’avoir jamais vu leur famille représentée dans un livre, n’avoir même jamais imaginé que cela puisse être possible. On sait aussi à quel point le fait de n’être jamais rendu visible peut créer de l’isolement sur le long terme. Quand on aborde la diversité avec différents publics, il n’est pas rare d’entendre cette phrase : « Je croyais être la seule ou le seul dans ce cas… » Cette représentation unique est tellement ancrée dans nos récits qu’elle est la première qui nous vient à l’esprit, quand bien même nous avons grandi ou nous grandissons au sein d’un foyer « différent ».

Fort heureusement, depuis quelques années, dans le champ éditorial francophone[4], on assiste à l’émergence de récits et de documentaires où la diversité des familles, des genres et des origines est enfin présente. Avant de partir à la découverte de certains livres, prenons en considération notre rapport à la fiction et l’importance que nous accordons à la représentation.

Ce que la fiction fait de nous

En tant qu’êtres de langage et d’imagination, les enfants sont tout à fait capables de faire la différence entre un livre et leur vie tout en étant marqué·es[5] par les représentations que peut leur offrir la fiction. C’est un sujet tant philosophique que littéraire de se demander dans quelle mesure la fiction est le miroir de notre monde ou si c’est elle qui influence notre manière d’appréhender la réalité et d’évoluer en son sein.

Ce questionnement n’est pas épargné aux plus jeunes et c’est sur le terrain que nous pouvons l’observer. Lors d’ateliers de création de livres pour jeune public[6], j’ai pu constater que certains enfants représentaient souvent leur mère avec de longs cheveux et des jupes alors que les pères portaient toujours des pantalons. Je me souviens d’une mère tout à fait surprise de constater que sa fille l’avait dessinée en train de nettoyer les vitres. Les enfants puisent leur inspiration dans la réalité mais aussi dans les représentations qu’on leur offre.

Dès lors que nous travaillons dans le domaine de l’éducation, de l’animation ou de la médiation culturelle, nous devons nous poser les questions suivantes : les personnes à qui je m’adresse sont-elles représentées dans mon discours, dans les supports proposés, dans les œuvres découvertes ensemble ? Quelle place a la diversité dans ce que j’apporte ?

Pourquoi lit-on ?

Dans le cadre de mon travail pour l’éveil au livre[7], j’ai proposé de brèves formations pour des accueillantes en milieu familial. Au cours de nos échanges, je leur demandais pourquoi elles lisaient ou regardaient des films : qu’est-ce qu’elles cherchaient dans le récit ?

Les réponses tiennent toujours en deux raisons principales, créant un double mouvement : la première concerne la découverte de l’altérité (je me plonge dans un récit pour m’évader, pour apprendre de nouvelles choses, pour élargir mon horizon, pour me sortir de moi-même…), la seconde a trait à la reconnaissance (je me plonge dans un récit pour me retrouver, pour mieux comprendre qui je suis ; je m’identifie aux personnages). De nombreuses études[8] ont montré comment le récit favorise le développement du lien aux autres et la construction de soi, de même que la lecture renforce les compétences émotionnelles et sociales, la compréhension du monde et l’autonomie.

Ce double mouvement est aussi celui que vit l’enfant, déjà tout·e petit·e, quand iel lit avec l’adulte. Iel va reconnaître et apprendre à nommer ce qu’il y a autour de lui ou d’elle, ce qui peuple son univers, y compris lui-même ou elle-même[9] et sa famille. Et dans le même temps, à partir d’autres histoires, l’enfant va découvrir des paysages nouveaux et vivre de véritables explorations. Tandis que le familier se veut rassurant, entourant, consolant parfois, la nouveauté attise la curiosité. Les premières BD et romans offrent des récits plus complexes mais les deux mouvements restent les mêmes : partir explorer et revenir vers ce qui nous est familier, et ainsi de suite.

Jusqu’ici tout va bien : il existe des livres qui mettent en scène le quotidien et d’autres qui nous emmènent vers l’inconnu. Mais le familier et l’inconnu, sont-ils les mêmes pour tou·te·s les enfants ?

Etre visible et se sentir légitime

Dans de nombreux essais et récits, des auteurs et des autrices racontent ce que ça fait de n’être jamais représenté·es dans ce qu’on lit ou regarde et quelle influence cela a pu avoir sur leur propre construction identitaire.

Licia Chery, artiste genevoise née de parents haïtiens, vient de créer sa propre maison d’édition nommée « Visibles » et y publie les aventures de Tichéri, « pour donner vie à des personnes et des situations souvent négligées dans la littérature jeunesse » et « pour qu’un maximum d’enfants soient représentés ». C’est sa propre expérience qui l’a menée à se lancer dans cette aventure : « Quand j’étais petite, en tant qu’afropéenne, je ne m’y retrouvais pas, j’avais l’impression d’être à l’écart », dit-elle[10].

Revenons au terrain de la médiation culturelle avec un autre exemple. Lors d’un atelier à Bibliomedia avec un groupe d’enfants d’environ 7 ans, au moment où nous proposons de réaliser des autoportraits, une petite fille à la peau noire se dessine avec la peau blanche et des couettes blondes[11].

Pour ce qui est de la représentation des familles, les témoignages sont de même nature. A propos des familles arc-en-ciel par exemple, Catherine Fussinger, déléguée cantonale aux questions LGBTIQ+ (Vaud) et ancienne coprésidente de l’Association faîtière Familles arc-en-ciel l’a souligné : « Pour les enfants issus de ces familles, les livres sont autant de supports d’identification, pour dire : “Tiens, c’est comme chez nous !” Ils représentent aussi des outils de sensibilisation plus larges, notamment à l’école. Intégrer ces réalités dès les petits niveaux permet de les inscrire de manière organique et paisible. »[12] Interrogée à ce propos par téléphone, Catherine Fussinger précise : « A la lecture de l’album Mes deux mamans[13] par exemple, j’ai constaté que, pour certains enfants, cela avait un effet d’épanouissement intérieur, ça parle de leur réalité et, en même temps, ça leur donne des ressources pour réagir dans certains contextes. Cela amène un sentiment de bien-être. »[14]

Le livre fait exister, renforce, valide et légitime. Quand le livre est partagé avec de très jeunes enfants, la présence de l’adulte qui lit vient étayer le propos et contribue à cette légitimité.

C’est quoi pour toi une famille ?

Il arrive souvent que les adultes sous-entendent dans leurs propos, parfois par maladresse, que certaines familles ou orientations sexuelles sont moins « normales » que d’autres, ce qui est aussi inadéquat que lourd de conséquences. Le choix des mots a son importance ici. Pour bien comprendre ce que la norme veut dire, souvenons-nous qu’elle est avant tout une construction donnant à certaines personnes le privilège de se sentir toujours à leur place, tandis que d’autres sont exclues. La norme ne représente pas forcément la majorité. On pourrait même aller plus loin en affirmant, avec Michaël Escoffier, connu pour son humour décapant, que « les gens normaux, ça n’existe pas »[15].

L’enfance, puis l’adolescence sont des moments déterminants dans la construction de l’identité. Se sentir légitime, savoir qu’il y a autour de soi des personnes qui nous ressemblent, qui respectent qui nous sommes, être dans un environnement bienveillant qui ne hiérarchise pas les familles ou les orientations de genre, sexuelles et affectives par exemple, est déterminant pour favoriser cette construction identitaire. La présence de livres qui mettent en scène la diversité des familles contribue à cet équilibre.

C’est l’occasion aussi de se demander ce qui fait famille. Deux albums apportent des réponses aussi éclairantes que douces à partager. Dans Toutes les familles de mon village[16], une petite fille qui a deux mamans présente les différents foyers qui l’entourent. Une enfant directement concernée par cette diversité prend ici la parole et ça n’a rien d’anodin ; elle nous montre par le récit que toutes ces familles sont à égalité et que chacune y a sa place.

Et toi, ta famille ? [17] est parfait pour un partage en collectivité. Un groupe d’enfants décident de « jouer à familles » et découvrent, en décrivant leurs propres foyers, une ribambelle de configurations. On réalise que les combinaisons sont infinies et que l’amour et le soin sont les points communs de ces familles. Citons encore Ma maman est bizarre[18], véritable hymne à la liberté d’être soi et pied de nez à la famille dite traditionnelle. Ces livres rappellent que tou·te·s les enfants sont concerné·es par la diversité et qu’il y a des moyens pour la mettre en lumière dès le plus jeune âge[19].

Dans certains textes, le schéma familial n’est pas le sujet principal, mais simplement un élément de l’histoire. Le voyage de June[20] met en scène une petite fille avec ses deux mamans ; au cœur du récit, les découvertes de June tout au long du trajet avant de rejoindre ses grands-parents. Du côté des romans, citons Une année chez les Stevenson[21] qui raconte le quotidien d’une famille composée de deux pères et quatre garçons. Un scénario dynamique, digne d’une série, qui nous plonge dans les aventures de chacun des enfants.

Faire exister tous les parents

La représentation de la diversité des familles permet également de faire exister tous les parents, biologiques ou non, montrant que les familles avec deux mères ou deux pères par exemple sont des familles comme les autres.

La secte familiale – Collectif CrrC
La secte familiale – Collectif CrrC

Mes deux mamans[22] est un excellent exemple d’un récit plein d’humour. Nicolas demande à son amie Elvi laquelle de ses deux mamans est en réalité sa vraie maman. Au travers d’indices plus farfelus les uns que les autres, Elvi se moque gentiment de son ami, jusqu’au moment où ce dernier comprend que sa vraie maman est celle qui prend soin d’Elvi. « Mais ça, tes deux mamans le font, non ? » conclut alors Nicolas.

Dans La petite fille qui avait deux papas, l’héroïne réalise en allant dîner chez les deux pères de son amie que tout y est à peu près comme chez elle : « Les papas de Matilda m’ont donné des aliments sains à manger, ils ne m’ont pas laissée sauter sur le lit, et ils ont les mêmes règles que vous ! »[23] Elle qui espérait une maison où l’on ne mange que des bonbons.

Pour aller plus loin, on trouvera des références auprès du CREDE, de l’ISJM Institut suisse jeunesse et médias, de l’association faîtière Familles arc-en-ciel et de Bibliomedia[24].

Eviter de choisir des livres qui reconduisent un modèle unique, des livres qui représentent une « mise en norme supplémentaire »[25], c’est permettre aux enfants de découvrir l’étendue du monde dans lequel iels vivent afin de favoriser la prise de parole et les échanges. Cela donne aussi aux enfants concerné·es la possibilité de se sentir en sécurité, visibles et respecté·es. La présence de familles de compositions diverses dans des albums dès le plus jeune âge, lors des premiers moments de collectivité, puis dès les premières années scolaires, joue ici un rôle déterminant. Il y a fort à parier que cette exposition à la diversité permette de désamorcer, en partie en tout cas, les insultes et les remarques blessantes liées aux identités de genre, aux orientations sexuelles, aux origines et parfois même aux situations de handicap que s’échangent les élèves et qui deviennent souvent monnaie courante au moment de l’adolescence.

En grandissant, on se cache

Quand les enfants sont encore petit·es, les professionnel·les à l’école ou à la garderie sont généralement au courant des situations familiales. La manière dont les enfants pourront parler de leur famille dépendra grandement de l’accueil que leur réservent les adultes accompagnant·es. Quand les enfants atteignent l’âge de 11 ou 12 ans, les parents disparaissent des préaux, et si le personnel enseignant a souvent des ­renseignements sur les familles, ce n’est plus le cas des camarades. Certain·es enfants préfèrent alors cacher leur configuration familiale plutôt que de risquer des moqueries, une exclusion, voire du harcèlement[26]. Cette mise au placard aura pour conséquence, très souvent, la confrontation de l’enfant avec des remarques homophobes ou transphobes qui ne lui seront pas forcément directement administrées mais auxquelles iel ne pourra pas réagir non plus, vivant caché·e. Ainsi, pour ces enfants, le fait d’être caché·e va signifier, d’une part, ne pas être reconnu·e dans son identité et ne pas pouvoir parler ouvertement de son quotidien et, d’autre part, d’avoir l’impression de trahir sa famille. Comme iel n’ose pas réagir par peur des représailles, cette situation donne à l’enfant une image de lui-même ou d’elle-même où domine à ses yeux la lâcheté. De cela, une fois encore, peut découler un grave isolement. Le fait, pour ces enfants, de reconnaître parmi le personnel enseignant ou encadrant des personnes explicitement alliées qui manifestent leur engagement, peut être déterminant pour restaurer la confiance et installer le dialogue. Un·e enseignant·e peut montrer cet engagement à travers la lecture d’un livre qui traitera, de manière frontale ou non, des thématiques liées à la diversité.

En guise de conclusion

Terminons avec un dernier exemple du terrain autour du magnifique roman La maison au milieu de la mer céruléenne[27]. Un moment fort du récit est la naissance d’une histoire d’amour entre deux personnages masculins. Il est tout à fait possible de dire à quel point on a aimé ce livre sans faire référence à cet aspect. C’est ce qu’a fait une enseignante, remerciant ainsi l’élève qui lui avait fait découvrir ce livre au cours d’un club de lecture. Le fait que l’enseignante, en tant que personne de référence, mette l’accent sur la beauté de ce récit et en parle ouvertement à plusieurs reprises comme étant l’un de ses livres préférés, a permis à l’élève en question, vivant elle-même dans une famille arc-en-ciel mais le cachant à ses camarades, de trouver enfin une personne de confiance. L’élève, persuadée que seule une personne alliée pouvait avoir aimé ce livre, a ressenti une forme d’apaisement.

Les bienfaits de la lecture partagée se manifestent aussi à travers ce genre d’expérience. Pour que les livres nous relient, il est indispensable qu’ils reflètent notre diversité.

Céline Cerny

 

[1]-Notons qu’il y a toujours eu des exceptions dans la littérature jeunesse ; on pense par exemple aux représentations familiales de Claude Ponti, d’Anaïs Vaugelade ou d’Elzbieta ou encore à Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent.

[2]-Richard, Gabrielle (2022), Faire famille autrement, Binge Audio Editions, Paris, 4e de couverture.

[3]-Une famille arc-en-ciel est une famille dans laquelle « au moins l’un des parents se considère comme lesbienne, gay, bisexuel·le, trans* ou queer », Association faîtière Familles arc-en-ciel (2018), Familles arc-en-ciel brochure d’information, p. 6.

[4]-Je restreins ma réflexion à ce champ éditorial tout en faisant aussi référence à des traductions françaises d’ouvrages anglo-saxons.

[5]-L’emploi du point médian et du pronom iel a pour objectif de rendre l’écriture de ce texte la plus inclusive possible.

[6]-Le Laboratoire des bibliothèques a organisé de nombreux ateliers créatifs pour le jeune public autour des livres et des récits.

[7]-En tant que médiatrice culturelle, je suis notamment responsable du projet Institutions Ambassadrices rattaché à Né pour lire, programme national d’éveil au livre et au langage pour les tout-petit·es. Le projet Ambassadrices est réalisé en collaboration avec le CREDE, Centre de ressources en éducation de l’enfance, Vaud.

[8]-Pensons aux livres de Michèle Petit, dont Eloge de la lecture (2016) [2002], Belin, Paris, ou à l’ouvrage de référence de Marie Bonnafé, Les livres, c’est bon pour les bébés (2011) [2001], Calmann-Levy, Paris.

[9]-Pensons aux livres de Jeanne Ashbé qui mettent en scène le quotidien des bébés et de leur famille.

[10]-Rieder, Caroline (2023, 23 septembre) « Licia Chery a créé une jeune héroïne pour s’y reconnaître enfin », 24 heures.

[11]-Renvoyons également à l’essai de Reni Eddo-Lodge (2018), Le racisme est un problème de Blancs, Autrement, Paris.

[12]-Nussbaum, Virginie (2021, 6 juillet), « Dans les livres jeunesse aussi, les princes aiment les princes », Le Temps.

[13]-Green, Bernadette ; Zobel, Anna (2021), Mes deux mamans, Talents hauts, Vincennes.

[14]-Entretien téléphonique du 22 septembre 2023.

[15]-Escoffier, Michaël ; Monloubou, Laure (2019), Les gens normaux, Kaléidoscope, Paris. Au début du livre, le père de Zita lui dit qu’être normal·e, c’est « ressembler aux autres, faire comme tout le monde ». A la lumière des expériences menées par Zita dans sa propre classe, cette définition va être mise à rude épreuve.

[16]-Celier, Ophélie ; Piet, Thomas ; Caldin, Ariane (2021), Toutes les familles de mon village, Petit Kiwi, Paris.

[17]-Bellière, Charlotte ; De Haes, Ian (2021), Et toi, ta famille ? Alice Editions, Bruxelles.

[18]-Victorine, Camille ; Gogusey, Anna Wanda (2020), Ma maman est bizarre, La Ville Brûle, Montreuil.

[19]-Divers documentaires sont aussi de bons outils, par exemple : Hefez, Serge ; Duval, Stéphanie ; Maroger, Isabelle (2019), D’où je viens ? Le petit livre pour parler de toutes les familles, Bayard jeunesse, Montrouge, ou encore Maxeiner, Alexandra ; Kuhl, Anke (2017), La famille dans tous ses états, La Joie de lire, Genève.

[20]-Kovess-Brun, Sophie ; Revel, Sandrine (2015), Le voyage de June, Des ronds dans l’O jeunesse, Vincennes.

[21]-Levy, Dana Alison (2018), Une année chez les Stevenson, Milan, Paris.

[22]-Voir note 13.

[23]-Elliott, Mel (2019), La petite fille qui avait deux papas, Albums circonflexe, Paris.

[24]-Le CREDE et l’ISJM disposent de différentes ressources et sont à disposition pour toute demande. Citons les bibliographies de l’ISJM : « Famille, familles ! » (2019) et « Question(s) de genre » (2022). Bibliomedia propose sur son site internet une boîte à outils LGBTIQ+ pour les bibliothèques et les écoles (références, fiches pratiques, webinaires, lectures suivies…). On y trouve une bibliographie arc-en-ciel de livres jeunesse régulièrement mise à jour. Bibliomedia propose en location la valise arc-en-ciel, contenant des livres et des ressources pour le personnel enseignant et éducatif, également disponible auprès de l’association faîtière Familles arc-en-ciel qui est à l’origine de ce projet spécifique.

[25]-Hofstetter, Marita (2022) « Côté formation, côté terrain : quelle place aux thématiques LGBTIQ+ ? », Revue [petite} enfance No 137, p. 51.

[26]-L’enfant évitera par exemple de parler de la transidentité de l’un de ses parents, du fait qu’iel grandit dans une famille recomposée arc-en-ciel. A ce propos, le roman Frangine décrit très bien la violence en contexte scolaire au moment de l’adolescence (Brunet, Marion (2013), Frangine, Sarbacane, Paris). Dans un autre registre : Tiercelin, Arnaud ; Coutance, Ella (2018), Des lions même pas en cage, Editions du pourquoi pas ? Epinal. Le livre aborde frontalement le thème de la lesbophobie dans un cadre scolaire.

[27]-Klune, Travis John (2021), La maison au milieu de la mer céruléenne, De Saxus, Paris.

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