Questionner le genre — s’engager dans des accueils et des pratiques plus inclusives

La petite enfance est une période clé de l’apprentissage des différences biologiques entre filles/femmes et garçons/hommes, mais aussi de l’apprentissage et de la construction des rapports de genre. Théâtre de la socialisation primaire, cette période participe à l’intégration des codes de genre et de la hiérarchisation du masculin-féminin. Ainsi, l’accueil de la petite enfance joue un rôle essentiel comme levier social de lutte contre les inégalités et les stéréotypes de genre (Jamet et al., 2021 ; Rouyer et al., 2018 ; Trudel, 2018). Le rapport mandaté par la Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (Jamet et al., 2021) invite à prendre conscience des enjeux et des inégalités de genre dans les structures d’accueil de l’enfance, en interrogeant les représentations et les activités proposées, mais aussi la répartition des rôles et des tâches des éducateur·rices ainsi que les modèles encouragés. Si les filles décrochent et disparaissent dans les espaces publics, dans les activités sportives ou dans les centres d’animation socioculturelle vers l’âge de 10-12 ans (Maruéjouls & Raibaud, 2011 ; Rouyer et al., 2018), qu’est-ce qui se joue déjà dans l’enfance qui amène à cette distinction et division entre filles et garçons ? Dans cette perspective, la brochure Encourager la participation des filles dans les activités jeunesse[1] (Bendjama et al., 2024) présente différentes initiatives ainsi qu’une boîte à idées. Cette dernière propose des ressources et des pistes de réflexion autour de cinq thématiques essentielles à investir pour diminuer les inégalités de genre : (1) Penser la présence des filles et leur bien-être dans les activités ; (2) Proposer des activités à destination des filles ; (3) Cadrer les activités en mixité ; (4) Penser les espaces et leurs usages genrés ; (5) Adopter une posture professionnelle attentive aux questions de genre ; et (6) Pérenniser les démarches qui encouragent la participation des filles.

En partant de cette boîte à idées, cet article a pour but de réfléchir aux modalités d’intégration des petites filles dans les structures d’accueil de l’enfance, mais aussi aux enjeux de (re)production et/ou de lutte contre les stéréotypes de genre dans ces lieux.

Les réflexions présentées ci-dessous sont le résultat d’une discussion menée le 29 novembre 2024 entre les deux autrices de l’article, avec l’appui des retours d’Elen Seset, animatrice socioculturelle[2]. Elles font le lien avec différents points de la brochure et nous avons décidé de retranscrire les points clés de cette discussion sous forme de dialogue, pour rendre la lecture plus vivante.

Comment cadrer les activités en mixité

Cloé Vianin : Le troisième point de la brochure aborde l’importance de poser un cadre pour les activités en mixité, car une attitude peu encadrante participe à reproduire des rapports de domination par le groupe majoritaire, qu’en penses-tu ?

Stéphanie Agustoni : La principale différence entre l’accueil et les activités avec les enfants ou avec les jeunes, c’est justement l’encadrement qui est amené. L’accueil des jeunes se fait surtout durant des accueils libres, ce qui leur laisse beaucoup d’autonomie et de liberté. Pour les enfants de 6 à 12 ans, les accueils sont plus encadrés et organisés. Dans nos structures, ce sont des activités sur inscription, gérées toujours par les mêmes deux professionnelles. Cela permet d’avoir un cadre plus stable et précis (horaires, règles…). Par exemple, nous abordons toujours avec les enfants la question du consentement : cela implique de demander et d’attendre l’accord de l’autre pour le prendre dans les bras, jouer avec… Si nous voyons que ce n’est pas clair ou que cela pose un problème pour des enfants, nous reprenons les discussions ou les observations faites avec leurs parents. En termes d’enjeux de genre, une attention particulière est portée aux insultes ou moqueries qui participeraient à reproduire des stéréotypes.

CV : L’attention et l’intervention face aux insultes ou moqueries sexistes, homophobes, racistes, transphobes, etc., jouent un rôle essentiel et sont encouragées justement dans la boîte à idées. Dans son étude sur les lieux d’accueil de la petite enfance en France, Geneviève Cresson (2010) remarquait d’ailleurs que c’est l’accumulation de microévénements et de comportements de ce type qui participe à creuser l’écart entre garçons et filles. Tu disais qu’une des principales différences entre l’accueil des ados et des plus jeunes, c’est l’encadrement et la relation aux parents justement. Quand il s’agit de plus jeunes, vous êtes plus en contact avec les parents, vous les voyez quand elles et ils amènent leurs enfants, pouvez-vous discuter avec elles et eux ?

SA : Oui, d’ailleurs c’est en majorité des mères et non des pères qui accompagnent leurs enfants.

CV : Et comment est-ce que vous abordez les enjeux de genre avec les parents ?

SA : On va essayer d’ouvrir la discussion et encourager les représentations qui sortent des stéréotypes. Souvent, les petites filles sont présentées comme serviables, douces, calmes… Mais on peut aussi valoriser leurs actions et leurs capacités ! Par exemple, lorsque les parents viennent chercher leur fille, leur dire qu’elle a construit seule un Lego ou qu’elle a fait un beau bricolage, qu’elle se débrouille bien avec ses mains et la féliciter pour cela. Et dans l’autre sens, on peut encourager les petits garçons lorsqu’ils prennent soin des autres. J’en connais plein qui aident leurs camarades, s’occupent ou surveillent les plus jeunes. C’est important de le remarquer, d’en faire part aux parents et de le valoriser également.

CV : Je comprends que c’est en portant une attention particulière au vocabulaire employé et aux stéréotypes mobilisés, qu’on peut amener les parents à réfléchir à ces questions.

SA : Oui, ça peut être une première étape pour ensuite transposer ces modèles dans leur cadre familial, leur demander si ce sont toujours les filles qui aident aux tâches ménagères et les garçons qui bricolent par exemple… On peut faire preuve de proactivité sur ces questions dans nos discussions avec les parents.

Comment proposer des activités à destination des filles

CV : En parlant des parents, je me demande si les activités en non-mixité peuvent aussi parfois les rassurer ? Dans la brochure, une des vignettes aborde des voyages en non-mixité et l’équipe organisatrice mentionne que ce n’est pas sûr que les parents laisseraient partir les filles si les voyages étaient mixtes.

SA : C’est clair qu’il existe une demande pour des activités en non-mixité. A Monthey, nous avons ouvert un accueil non mixte le mercredi soir, sur demande de plusieurs filles. De 18 h à 20 h, c’est un accueil libre dès 10 ans, et de 20 h à 21 h, un cours de danse. Lors de tels moments ou activités en non-mixité, j’observe une plus grande fréquentation de la part des filles que dans les accueils libres en mixité. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas œuvrer à intégrer les filles dans les moments d’accueil libre, mais leur consacrer des espaces leur permet de prendre confiance, de s’approprier les lieux, de créer des liens entre elles pour ensuite mieux s’intégrer en mixité. La non-mixité rassure aussi certains parents qui, selon leurs valeurs, croyances ou peurs, ne laisseraient pas leurs filles sortir un mercredi soir autrement.

CV : C’est intéressant d’observer qu’il y a une demande pour des activités en non-mixité dès 10 ans, et que ces espaces peuvent permettre aux jeunes filles de prendre confiance en elles dans des lieux où elles se sentent en sécurité et moins jugées. En parlant de non-mixité, pour son travail de bachelor, Patricia Santos (2018) s’est intéressée aux stéréotypes de genre dans l’accueil de la petite enfance, et au rôle que peuvent jouer les professionnel·les de l’enfance. Elle a réalisé six observations et six entretiens dans deux structures (accueillant des enfants de 2 ans et demi à 4 ans et demi). Elle a observé que, lors des périodes de jeux libres, les enfants se scindaient assez systématiquement et allaient en majorité vers des jeux stéréotypés pour leur genre (filles-poupées et garçons-voitures).

SA : Oui, c’est ce que nous observons aussi avec l’accueil des 6-12 ans. Quand les activités sont organisées, par exemple, une activité de bricolage, et sur inscription, la mixité se passe très bien. Il y a autant de filles que de garçons qui emploient l’espace de manière assez équitable, puisqu’il y a une activité spécifique qui structure cet espace.

CV : Et de nouveau, on peut noter que le cadre rassure les parents qui inscrivent et amènent plus facilement leurs filles lorsqu’il y a une activité organisée. C’est ce qu’ont remarqué aussi d’autres lieux qui ont décidé de ne plus inscrire « accueil libre » sur leurs programmes, mais « jeux et goûter » par exemple.

SA : Bonne idée ! Et justement, chez nous, lors d’accueil libre, on remarque que les filles s’éloignent du groupe des garçons et vont se réfugier dans la salle de danse. C’est aussi à la suite de cette observation que nous avons organisé les soirées pour les filles.

Comment penser les espaces et leurs usages genrés

SA : De manière générale, si on observe des moments d’accueil libre mixte, on remarque que les filles sont toujours cantonnées à la marge, elles se réfugient dans des petits coins ou dans des salles à part, tandis que les garçons s’approprient de manière bruyante, parfois imposante, le reste de l’espace. C’est aussi le cas dans les activités sportives. J’ai remarqué que, lors d’accueils libres réservés au sport, les filles n’osent pas forcément entrer dans la salle, elles sont impressionnées ou freinées par les garçons qui prennent tout l’espace en jouant au foot, et qui râlent ou les insultent si elles veulent les rejoindre. Pour régler le problème, j’ai essayé de trouver d’autres lieux où elles peuvent quand même pratiquer du sport. Pour l’instant, nous leur réservons un couloir où elles peuvent danser, et nous cherchons une autre salle de sport. Elles sont très contentes de cet aménagement. Elles m’ont dit que ça leur permettait de se défouler, de parler fort, de mettre la musique qu’elles aiment sans être critiquées par les garçons. C’est important de leur ouvrir des lieux ou des espaces où elles peuvent bouger. Trop souvent, elles restent sur le banc, assises dans un coin ou n’osent même pas venir lorsqu’on organise des accueils sportifs. L’ouverture d’espaces ou d’activités en non-mixité démontre qu’il y a un réel intérêt et besoin pour ces filles.

CV : La question de la spatialité est effectivement importante et souvent omise. Les espaces, physiques, sonores ou visuels peuvent aussi participer à la reproduction de stéréotypes ou, au contraire, à encourager le développement des enfants de manière plus égalitaire. Dans son 4e point, la brochure donne plusieurs pistes pour penser cette spatialité. Elle présente par exemple l’idée qu’il faut éviter de mettre des éléments facilement accaparés par des garçons au centre de l’espace (terrain de foot, table de ping-pong), au risque que les filles se sentent exclues.

SA : Ah, j’ai une collègue qui a géré ce problème en supprimant les buts de foot et en proposant plein d’autres sports aux enfants !

CV : Bonne idée ! Finalement, tous ces exemples confirment l’importance de penser le cadre, la fonction et les enjeux de genre dans les activités, qu’elles soient en mixité ou non, y compris pour les plus jeunes. On peut voir les espaces en non-mixité comme complémentaires ou préalables aux moments de mixité, puisqu’ils permettent aux filles d’investir les lieux et de prendre confiance.

Passer la balle dans l’autre clan – Crrc

Comment adopter une posture professionnelle attentive aux questions de genre

SA : Que peut-on dire sur la posture professionnelle, abordée également dans la brochure ?

CV : Selon la littérature sur la question, la profession présente évidemment une surreprésentation de femmes. Selon l’article de Peeters (2013), le taux d’hommes dans les structures d’accueil de la petite enfance variait entre 0,55 % et 5 % dans différents pays européens. Ce n’est pas anodin, car cela veut dire que les principales figures de soin et d’éducation pour les enfants sont des femmes. Et comme tu l’as dit précédemment, ce sont aussi majoritairement des mères qui les accompagnent. Cela crée et renforce une vision stéréotypique du genre féminin, dans laquelle les femmes ont la charge du care, de la famille et des enfants.

SA : Oui, c’est ce que l’on observe encore beaucoup dans nos structures aujourd’hui en Suisse. La majorité — si ce n’est toutes — des personnes qui s’occupent des enfants, et en particulier des groupes plus jeunes, sont des femmes. Pour pallier cela, ma collègue Elen essaie toujours de répartir de manière égalitaire les moniteurs et les monitrices qui accompagnent les activités avec les petit·es ; elle insiste pour que les garçons participent autant aux tâches de ménage et de rangement… Mais de manière générale, on confie plus facilement le groupe des adolescent·es à des animateurs hommes. Il incombe aux femmes et aux hommes de fournir un effort et de questionner leurs propres représentations et préjugés à propos de leur rôle d’animateur·rices. Les hommes peuvent avoir des a priori sur la petite enfance, ne sont pas attirés par cette tranche d’âge, voire dénigrent le travail avec les enfants. Mais dans ma carrière, j’ai aussi déjà entendu des femmes dire que leurs collègues masculins étaient moins organisés, moins soigneux, plus désordonnés et donc moins adéquats pour les plus petit·es.

CV : Mais est-ce que tout cela ne résulte pas des propres biais de genre de ces personnes ? Si vous pouviez être formé·es sur ces questions, et les travailler en équipe, et si les hommes étaient plus vite familiarisés et socialisés à s’occuper de petits enfants, cela diminuerait certainement ces préjugés.

SA : Je suis d’accord. Je remarque aussi que, pour remplacer une animatrice ou une éducatrice dans un groupe de plus jeunes, on se tourne rapidement vers une collègue femme, sans réfléchir plus loin. Dans l’urgence, on agit par réflexe, on va au plus efficace.

CV : Cela rejoint l’étude de Patricia Santos (2018) : elle remarque que les professionnelles observées se laissent plus facilement submerger par des raccourcis et des stéréotypes de genre (donner un verre rose à une fille parce qu’un garçon ne veut pas de cette couleur) lors de situations stressantes ou dans l’urgence. Mais je crois que cela répond aussi fortement à plusieurs points abordés dans la brochure : pour éviter ces raccourcis ou en créer des nouveaux, et fournir des modèles plus égalitaires, il est essentiel de réfléchir en amont à la répartition des rôles dans les équipes, à la division du travail dans les structures, de remettre en question les modèles traditionnels transmis et de proposer des modèles alternatifs… Comment tu conçois cela sur le terrain ?

SA : Je crois que la formation et le travail en équipe jouent un rôle important. Pouvoir penser ces questions à plusieurs, se fournir des ressources, échanger en cas de doutes ou demander aux autres de nous faire remarquer, avec bienveillance, lorsqu’on peut reproduire ces stéréotypes, ça aide vraiment à progresser. Dans le réseau Genre et Jeunesse[3], plusieurs personnes ont témoigné que des formations en équipe sur ces questions ont été une bonne ressource et l’occasion d’ouvrir la discussion sur la thématique. C’est important que tout le monde participe à la démarche et se saisisse des réflexions, car sinon il est difficile d’avoir un réel impact égalitaire sur les publics accueillis. Et le soutien de nos structures professionnelles et de nos employeur·euses joue un rôle essentiel dans ces démarches. Sans ressources et valorisation de cette posture attentive aux enjeux de genre, il est complexe de progresser.

CV : Cela me semble de bonnes pistes : avancer à plusieurs, c’est toujours encourageant. Et il ne faut pas oublier que ce ne sont pas des choses aisées, qu’on a tous et toutes des connaissances et des limites différentes sur ces questions, et que cela peut prendre du temps à comprendre, repérer et diminuer nos propres stéréotypes de genre et comportements qui participent à les (re)produire. Les conditions de travail et les possibilités de prendre ce temps dans le cadre professionnel sont donc importantes.

SA : Oui, c’est un travail de longue haleine, qui demande une vigilance constante, mais aussi une démarche proactive à la fois envers ses propres préconçus et pour questionner les stéréotypes présents dans nos structures, dans les activités proposées, l’aménagement des espaces, etc.

Conclusion

A l’aune de cette discussion, de la littérature sur le sujet et des observations qui ont pu être faites sur le terrain, il nous semble essentiel aujourd’hui de thématiser et de penser les enjeux de genre et de (re)production des stéréotypes qui sont bien présents dans le domaine de l’accueil de l’enfance. Si les enfants repèrent et intègrent les normes liées au masculin et au féminin très tôt (Rouyer et al., 2018), et stabilisent leurs représentations des sexes et du genre dès 5-7 ans (Jamet et al., 2021), les lieux d’accueil de l’enfance y jouent un rôle et ont une responsabilité politique en tant que sphère d’éducation et de socialisation primaire.

La brochure, pensée à l’origine autour de la participation des jeunes filles, fournit des pistes de réflexion et des outils qui sont en bonne partie transférables au domaine de l’accueil de l’enfance. Que ce soit à travers la brochure ou d’autres formations et réflexions, nous nous réjouissons de voir se développer des prises de conscience et des engagements actifs pour la lutte contre la (re)production des stéréotypes et des inégalités de genre. Nous espérons que ces démarches seront soutenues à leur juste hauteur par les structures professionnelles et employeuses, et encourageons toutes les personnes impliquées à penser également la pérennisation de leurs démarches pour tendre vers une société plus égalitaire. 

Cloé Vianin et Stéphanie Agustoni

Bibliographie

Bendjama, R., Bertho, B., Friedli, F., Kuehni, M. & Vianin, C. (2024). Encourager la participation des filles dans les activités jeunesse. Expériences, outils, idées. Réseau Genre et Jeunesse. https ://www.hetsl.ch/fileadmin/user_upload/ecole/reseau/gets/rgj/HETSL_Brochure_Genre_Jeunesse_web.pdf

Cresson, G. (2010). Indicible, mais omniprésent : le genre dans les lieux d’accueil de la petite enfance. Cahiers du Genre, 49(2), 15‑33. https ://doi.org/10.3917/cdge.049.0015

Jamet, E., Reusser, A. & Blaser, C. (2021). Perspective de genre dans la politique de l’enfance et de la jeunesse : Pourquoi et comment agir ? Tour d’horizon des concepts, études et pratiques. Association SEM (Succès, Egalité, Mixité) ; Commission fédérale pour l’enfance et la jeunesse (CFEJ).

Maruéjouls, E. & Raibaud, Y. (2011). Filles/garçons : l’offre de loisirs — Asymétrie des sexes, décrochage des filles et renforcement des stéréotypes. Diversité, 167(1), 86‑92. https ://doi.org/10.3406/diver.2011.3500

Peeters, J. (2013). Professionnalité et genre : participation des hommes et petite enfance. Dans C. Bouve & S. Rayna, Petite enfance et participation : une approche démocratique de l’accueil (pp. 33‑50). Erès. https ://doi.org/10.3917/eres.rayna.2013.01.0033

Rouyer, V., Constans, S. & Régeon, V. (2018). Construction des rapports au genre dans l’enfance : les points de vue des filles et des garçons sur les activités sportives. Le sujet dans la cité, 7(1), 151‑163. https ://doi.org/10.3917/lsdlc.hs07.0151

Santos, P. (2018). Les stéréotypes de genre dans les structures de la petite enfance. Haute école de travail social — HES-SO // Valais-Wallis.

Trudel, J. (2018). Les rapports sociaux de sexe dès la petite enfance : une analyse de genre du Programme éducatif des services de garde du Québec, Accueillir la petite enfance. Recherches féministes, 31(1), 105‑121. https ://doi.org/10.7202/1050656ar

[1] Disponible sur le site de la HETSL : www.hetsl.ch

[2] Stéphanie et Elen travaillent toutes deux à Monthey, dans différents lieux d’accueil pour l’enfance et la jeunesse. Elen s’occupe de l’accueil des enfants de 6 à 12 ans. Stéphanie travaille principalement avec les 12-25 ans et elle est également la personne ressource pour les questions de genre pour le Secteur jeunesse, enfance et intégration de la Ville. La discussion se base sur les observations qu’elles ont faites dans ces lieux, mais aussi plus largement sur leur expérience professionnelle et leurs observations générales.

[3] Le réseau Genre et Jeunesse réunit des professionnel·les de Suisse romande s’intéressant aux questions d’égalité de genre et d’inclusion dans l’accueil des jeunes.

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