La comparaison entre les enfants d’hier et d’aujourd’hui ne date pas… d’aujourd’hui. Le sentiment qu’« avant c’était mieux » rencontre toujours le même problème : l’absence de prise en compte des contextes. Cette comparaison nostalgique d’un hier plus heureux qu’aujourd’hui balaie volontiers sous le tapis ce qui permettrait de définir en quoi, c’était véritablement mieux, avant.
Qu’est-ce qui nous fait dire que les enfants d’hier étaient plus sages, plus obéissants ou moins perturbés qu’aujourd’hui ?
Dans la presse comme dans le milieu éducatif, on lit et entend qu’il y a aujourd’hui :
- plus d’enfants qui ont des troubles du comportement,
- plus d’enfants qui ont un trouble du spectre autistique,
- plus d’enfants qui ont des difficultés à gérer leurs émotions,
- plus d’enfants qui consultent pour des troubles du langage,
- plus d’enfants qui sont en crise dans les groupes et les classes,
- plus d’enfants qui nécessitent une PES[1],
- etc.
Nous pourrions ainsi être tenté·es de prendre un raccourci et de conclure que cela se résume simplement par le fait que : « Il y a plus d’enfants qui… »
Mais ce serait oublier que ce « plus d’enfants » grandit dans un monde de « plus de tout ». Plus de stimulations, plus d’apprentissages, plus vite, plus de population, plus de circulation, plus d’habitants, plus de bruit, plus de déplacements, plus de sucre, plus de gras, plus d’écrans, beaucoup plus d’écrans, etc.
Constatons quand même qu’il y a aussi des domaines qui ont moins changé et où il n’y a toujours pas assez ; comme l’égalité sociale, des genres, des chances… L’égalité a même reculé par endroits. Ainsi les enfants des familles de classes dites populaires, pour qui les premières crèches s’étaient donné pour mission de les éduquer et de les soigner, se voient exclus de ces mêmes crèches aujourd’hui car leur parent (l’un ou les deux) ne travaille pas.
Alors qu’est-ce qui a donc tellement changé et qui aurait transformé les enfants ?
Mon père a dit un jour à mon grand-père qu’il y avait eu plus d’évolution et d’inventions technologiques entre leurs deux générations qu’entre celle de mon grand-père et l’ère des dinosaures. En entendant cette histoire, mon frère lui a fait remarquer qu’il pouvait lui dire exactement la même chose. Et il est très probable que mon fils puisse déjà me le dire aussi.
Les évolutions technologiques sont depuis longtemps présentées comme « des progrès », des avancées sociales et humaines. Tout n’est pas aussi idyllique qu’on voudrait le croire.
Nous avons ainsi pensé que la machine allait remplacer et donc soulager l’être humain dans son travail. Si effectivement la mécanique, la robotique et l’informatique se chargent aujourd’hui de tâches fastidieuses, le monde du travail reste un monde exigeant et l’intensité du labeur n’a en réalité cessé d’augmenter. On est loin des utopiques sociétés d’oisiveté imaginées lors de la révolution industrielle. Ce d’autant que seule une minorité de l’humanité profite pleinement de ces « progrès ». Ainsi, Marc Muller, ingénieur en énergie et actif dans la transition énergétique, explique[2] que seulement 5 % de la population mondiale a déjà voyagé en avion. Ce qui signifie que 95 % de la population mondiale subit la pollution atmosphérique et sonore liée au confort des 5 % les plus riches. Beaucoup de nos richesses reposent sur le travail, pour ne pas dire la souffrance d’une grande partie de l’humanité. Ce n’est pas vraiment nouveau, c’est le même « équilibre social » (c’est ainsi que certains le vendent) qui a conduit à bien des révolutions et qui fera peut-être un jour de nouveau basculer le monde.
En attendant, ces « progrès » ont entraîné des mutations sociales, mais pas toujours à la même vitesse. L’être humain dispose à la fois d’une immense capacité d’adaptation, mais aussi d’une mémoire sélective et d’une fâcheuse tendance à évoluer très lentement dans ses représentations et ses préjugés. Constatons qu’il y a des permanences, des sujets qui ont la vie dure : les discriminations qu’elles soient de genre, de race, de classe, résistent plutôt bien au « progrès ». Néanmoins, l’accélération et la progression exponentielle de la société technologique ont transformé les comportements et les rapports sociaux, créé de nouveaux enjeux éducatifs en même temps que passablement d’ambiguïtés dans les attentes sociales dans ce domaine. L’éducation se situe actuellement à la croisée des chemins entre une évolution importante des connaissances sur le développement de l’enfant, une transformation des représentations de l’enfant et de l’enfance et, disons-le, un bon paquet de croyances surannées. Cela se traduit par d’étranges mélanges, par exemple entre les discours sur l’éducation positive et l’appel au retour de l’autorité.
J’ai échangé l’autre jour avec l’enseignante de mon fils sur la possibilité d’utiliser un casque pour se protéger du bruit dans la classe lorsqu’il effectue un travail. La première fois que j’avais entendu parler de ces casques, j’avais trouvé l’idée choquante. Aujourd’hui, environ sept ans plus tard, nous en proposons aux enfants de la crèche qui ont envie de s’isoler un moment.
Après mon échange avec l’enseignante, j’ai réalisé que ce qui avait changé entre la génération de mon fils et la mienne, c’était la manière d’obtenir le silence dans la classe. Nous n’avions pas de casque, mais des punitions, des renvois, et nous étions encore bien loti·es, les coups de règle sur les doigts et autres châtiments corporels avaient quasi disparu des écoles en Suisse.
Alors, autrefois c’était comment ?
Avant, c’était différent. Je suis d’une époque où l’on reprisait les chaussettes et où l’on mettait des pièces sur les pantalons troués au lieu de les jeter. Les téléphones avaient des fils, les combinés aussi. On avait des machines à écrire, des lecteurs de cassettes, des 33 et des 45 tours. Pour dupliquer un document, on utilisait du papier carbone. Nous étions dix-huit par classe, le directeur n’avait pas de bureau dans l’école et ma maîtresse de primaire m’envoyait lui acheter ses cigarettes au tabac du coin, pendant la récréation. En bref, on ne consommait, on ne communiquait, on n’enseignait pas de la même manière. Le modèle éducatif était basé sur l’autorité plutôt absolue des adultes sur les enfants. Ce qui était peut-être moins ambigu qu’aujourd’hui, mais pas forcément plus heureux.
Une amie raconte volontiers avoir été marquée par ce qui était nommé à la crèche « l’heure des parents » : moment où les enfants avaient l’obligation de s’allonger sur un matelas pour attendre d’être appelés lorsque leurs parents venaient. Pour elle, c’était un moment de torture, se tenir tranquille sur un matelas n’était pas vraiment son fort, surtout après toute une journée en collectivité. Une ancienne directrice de jardin d’enfants me racontait qu’elles étaient deux pour vingt enfants et qu’à l’heure du goûter, ceux-ci devaient s’asseoir les bras croisés dans le dos et faire silence, en attendant la distribution.
Nous gardons l’impression, non vérifiée, d’une forme de cohérence dans les attentes des adultes vis-à-vis du comportement des enfants. Si un·e professionnel·le punissait un enfant, les parents le punissaient aussi ; c’était la double peine, pour bien inculquer les choses et enfoncer le clou. Cela conduisait à beaucoup d’abus d’autorité, car il existait une violence ordinaire que nous ne tolérons plus aujourd’hui : fessée, gifle, tape sur la main, moquerie, humiliation et privation (de dessert dans le meilleur des cas).
A la cantine, ma camarade de classe se retrouvait régulièrement avec deux adultes pour la tenir, lui ouvrir la bouche et lui enfoncer les épinards de force dedans…
Bon, ok, mais aujourd’hui, c’est comment ?
Contenir l’impatience collective en forçant les enfants à rester sur une couchette ou les priver de dessert passerait aujourd’hui, au mieux, pour de la « douce violence », un manque de pédagogie, au pire, pour de la maltraitance. Le monde a changé et c’est sûrement une bonne nouvelle, mais les enfants n’y sont pas pour grand-chose.
Aujourd’hui, le modèle éducatif professionnel est celui de l’écoute et de la bienveillance. Il faut prendre en compte les besoins de l’enfant en tant qu’individu, puis élaborer une réponse adaptée. L’envers du décor de ce soin et de ce respect de l’enfant existe bel et bien. Car si le monde a changé, il est toujours imparfait.
Ainsi les « plus d’enfants » évoqués tout à l’heure se doivent d’être les champions de l’autonomie : sous-entendu, savoir à 2 ans mettre leurs chaussures, s’habiller tout seuls, s’endormir tout seuls, manger tout seuls (et de tout s’il vous plaît, même des épinards), et en plus gérer leurs émotions !
En revanche, pas question que ces super-petits êtres autonomes passent une seconde sans un regard d’adulte posé sur eux. L’idée qu’un enfant puisse tomber en courant au milieu d’un groupe ou se cogner le front en jouant dans la salle sans que les adultes présents puissent décrire et expliquer en détail comment cela est arrivé, est inacceptable pour les parents et les autorités.
Pourtant, tomber, se cogner, se râper, se griffer, se pincer, etc., est indissociable des aventures de l’enfance, de la découverte du mouvement, de l’apprentissage de la différence entre le risque et le danger, mais aussi des lois de la physique. Si on tire trop fort sur un tiroir, il tombe, et si notre pied est dessous, c’est douloureux. Evidemment, il ne faut pas que le tiroir nous assomme, mais si tous les tiroirs sont sécurisés, comment l’enfant apprend-il à doser sa force ?
Le besoin de sécurité et de maîtrise dans l’ensemble des situations de vie est un enjeu de l’éducation collective. Le vocabulaire en usage est à ce propos significatif. Le document utilisé à Genève pour informer l’autorité de surveillance des événements particuliers s’appelle « Fait grave ». Il regroupe sous cette même définition les abus sexuels et la maltraitance en général, les agressions, la calomnie et les accidents. Cette dénomination montre une attente qui suppose, pour les professionnel·les, directions comprises, une forme d’injonction paradoxale, car impossible : empêcher les accidents tout en favorisant le développement et les apprentissages.
Les éducateurs et les éducatrices doivent être sur le qui-vive en tout temps, quel que soit le nombre d’enfants et d’autres adultes présents. Cette attente de maîtrise dans toutes les situations n’est pas prise en compte dans l’évolution des normes d’encadrement, pas assez en tout cas. Cela participe pour beaucoup à l’intensification du travail. Les professionnel·les vont aller « vite » aux toilettes, ne peuvent plus prendre de pause-café, ne sont que deux à table pour accompagner le repas, car le ou la troisième doit prendre sa pause afin qu’il y ait aussi deux adultes à l’heure où les enfants dorment, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver.
Donc les enfants doivent être des champions de l’autonomie dans un monde sous contrôle absolu. Notre perception de ce qui est un accident a totalement changé. Nous avons beaucoup plus de mal qu’auparavant à laisser une place à l’imprévu, à la vie qui nous bouscule parfois, pour nous apprendre quelque chose.
Nous, parents, directions, éducateurs ou éducatrices et même services de surveillance, sommes toutes et tous pris par cette injonction. Nous avons cette impression que l’enfant devrait évoluer dans un environnement sans risque, où il ne peut pas se cogner, se faire une bosse, se casser un bras ou se fendre la lèvre. La peur de l’accident réduit sans cesse le champ des possibles dans l’activité des enfants. Et nous nous retrouvons ainsi à avoir peur, tout le temps.
De plus, comme nous avons la représentation que nous nous adressons avec bienveillance à des super-êtres autonomes qui maîtrisent leurs émotions, nous nous attendons à ce qu’ils adhèrent à nos modes de pensée. Nous sommes très surpris·es quand ce n’est pas le cas. Quand, malgré nos explications à n’en plus finir sur les conséquences de la consommation excessive de sucre, un enfant de 3 ans se roule par terre en hurlant pour obtenir le bonbon que nous venons de lui refuser, nous sommes souvent très désarmé·es. Les choix qu’il nous reste alors semblent se réduire à deux options : renoncer à l’éducation positive ou lui donner ce fichu bonbon.
Et donc, les enfants d’hier sont-ils différents de ceux d’aujourd’hui ?
Evidemment, l’agitation des enfants dans ce monde sans risque est un véritable problème. Est-ce alors juste une perception que de croire que les enfants sont beaucoup plus agités ? Je n’en suis pas sûre.
Ce dont je suis sûre, c’est que la capacité des enfants à se rouler par terre en hurlant pour obtenir quelque chose qu’ils veulent absolument est une compétence qui a toujours existé. La frustration n’était pas plus facile pour les générations précédentes. D’ailleurs, Simone de Beauvoir décrit avec beaucoup de précision ce phénomène de « rage » qui l’habitait parfois dans sa petite enfance, autour de 1911-1912 : « “Non”, dit maman ; et je tombe en hurlant sur le ciment. Je hurle tout au long du boulevard Raspail parce que Louise m’a arrachée du square Boucicaut où je faisais des pâtés. Dans ces moments-là, ni le regard orageux de maman, ni la voix sévère de Louise, ni les interventions extraordinaires de papa ne m’atteignaient. Je hurlais si fort, pendant si longtemps, qu’au Luxembourg on me prit quelques fois pour une enfant martyre. “Pauvre petite”, dit une dame en me tendant un bonbon, Je la remerciais d’un coup de pied. »[3]
Je ne sais pas vous, mais moi cela ne me paraît pas du tout désuet comme scène. Dans la comparaison des enfants d’hier et d’aujourd’hui, il faut donc bien distinguer la différence entre manifestation de la frustration, et ce que nous désignons volontiers aujourd’hui comme de l’hyperactivité.
Les enfants dits hyperactifs ont très probablement toujours existé, mais leur nombre et les réponses apportées ont évolué en même temps que la société. En réalité, l’hyperactivité n’est pas que le fait des enfants, c’est une donnée sociale. Ces derniers sont confrontés à une agitation quasi permanente et une attente de production, d’apprentissage qui commence très tôt et ne cesse jamais. Impossible de faire un retour à des parents en sortie de crèche sans que soit posée la question des activités qui ont été faites durant la journée. Et les professionnel·les se retrouvent à devoir construire tout un discours pour justifier la place du jeu dans la vie de l’enfant à la crèche.
Parents et professionnel·les ont le sentiment de devoir proposer de nouvelles activités, de nouveaux jeux et que les enfants ne sont « comblés » qu’à la condition de cette perpétuelle nouveauté. Et c’est bien toute notre société qui est ainsi, dans une soif de diversité et de nouveautés permanentes. Les familles vont au restaurant, en week-end, en voyage ou faire des activités de façon bien plus intensive qu’avant.
Cette année, dans notre institution, nous avons sollicité une pédiatre spécialisée dans le traitement des problèmes de sommeil. Nous souhaitions discuter avec elle de nos représentations sur le sommeil de l’enfant.
Elle a partagé sa longue expérience avec les familles dont les enfants avaient des problèmes de sommeil. Elle a constaté que leur nombre a drastiquement augmenté au cours des années, en écho au changement de rythme de vie des familles. Dans beaucoup d’entre elles, le rythme de vie est plus irrégulier (travail, activité et vie sociale). Les enfants se couchent et se lèvent à des horaires très différents la semaine ou le week-end, parfois d’un jour à l’autre.
Lorsque, en tant que médecin, elle explique aux parents que, pour aider leurs enfants à mieux dormir, il faut avoir une heure de lever et une de coucher identiques tous les jours, samedi et dimanche compris, la majorité d’entre eux renonce à essayer. Beaucoup de parents d’aujourd’hui préfèrent se lever deux fois par nuit que de se résoudre à avoir un rythme de vie plus régulier impliquant des contraintes sur leur vie sociale.
Sans aucun jugement sur ces choix qui appartiennent à chaque famille, la doctoresse leur expose simplement ce qu’il est possible de faire pour aider leurs enfants à mieux dormir. Ensuite, elle leur propose de revenir la voir s’ils souhaitent appliquer ces changements. Elle a constaté avec le temps que beaucoup d’entre eux ne reprennent pas contact, car un rythme de coucher régulier est vécu comme une plus grande contrainte que le manque de régularité dans le sommeil de leurs enfants.
Nous n’avons pas eu l’occasion d’échanger avec elle concernant les parents qui ne parviennent pas à se rendre aussi disponibles qu’ils le souhaiteraient pour leurs enfants. Celles et ceux qui cumulent des emplois précaires, des modes de garde inaccessibles, des séparations conflictuelles, de la migration légale ou non, etc., rencontrent des difficultés multiples qui hiérarchisent différemment les priorités. Il n’est dès lors pas sûr que ces familles-là consultent des spécialistes pour des réveils nocturnes ou le sommeil irrégulier de leurs enfants.
Tous milieux confondus, la variété des rythmes et des activités fait partie de l’agitation dans laquelle les enfants d’aujourd’hui grandissent, et des injonctions sociales et éducatives dans lesquelles leurs parents sont pris. Combien se retrouvent au restaurant à donner le téléphone à un enfant parfois tout petit, pour profiter d’un dîner entre amis ?
La question n’est donc pas de savoir si les enfants étaient plus sages ou si c’était mieux avant, mais de réfléchir à la façon dont nous pouvons, en tant qu’institution, les accompagner, eux et leurs familles dans ce monde qui est le nôtre. Sensibiliser, expliquer le fait qu’être des enfants, juste des enfants, jouer, simplement jouer, s’ennuyer, faire silence, s’arrêter, respirer, penser, écouter, rêver, sont des actions devenues rares et qui sont tellement précieuses.
Cette idée fait son chemin chez les professionnel·les de l’éducation. Les Ateliers Rien[4] sont ainsi nés dans la petite enfance genevoise il y a quinze ans et voici que les écoles se questionnent à leur tour sur la place du jouet et du jeu. Dans le canton d’Argovie, une étude a été menée sur une période de trois mois pendant laquelle il n’y a plus eu de jouet « tout fait » dans des classes d’enfants de 4 à 6 ans. Tissus, meubles et cartons les remplacent. Ce qui est particulièrement intéressant dans cette étude, c’est le lien qui est fait avec la prévention des addictions.
« Quels sont les bénéfices pour les enfants ? Ils développent des compétences de vie essentielles : mieux communiquer, mieux se connaître, mieux gérer leurs émotions, savoir résoudre des conflits, détaille Susanne Wasserfallen. Le lien avec la prévention des addictions peut paraître un peu abstrait, mais toutes ces compétences constituent d’importants facteurs de protection. En sortant de leur zone de confort, les enfants enrichissent leur répertoire de stratégies face à un problème ou une frustration. Le programme n’est d’ailleurs pas destiné à des élèves particulièrement à risque ! C’est de la prévention de base, un peu comme se laver les dents. »[5]
Les institutions de la petite enfance jouent un rôle de prévention dans bien des domaines du développement. Nous sommes, nous aussi, toujours plus nombreux et toujours plus agissants dans l’éducation collective et la société. Il est important de connaître le passé et le chemin que nous avons parcouru, cela nourrit notre réflexion et notre engagement dans des actions éducatives adaptées aux besoins des enfants et des familles d’aujourd’hui.
Cécile Borel
[1]-La PES : Procédure d’évaluation standardisée, est le document actuellement utilisé pour demander des mesures d’accompagnement pour les enfants à besoins spécifiques dès l’âge de 3 ans et durant la scolarité obligatoire, sur le canton de Genève.
[2]-Muller, Marc (2021, 25 juillet), « Limites physiques de la transition ; mauvaise nouvelle : ça va péter », [vidéo], in conférence Groupe E, You Tube, https ://www.youtube.com/watch ?v=HR-sZlRqpPk.
[3]-De Beauvoir, Simone (1958), « Mémoires d’une jeune fille rangée », Gallimard, Paris.
[4]-A. Osbeck ; B. Cazzola Dufournet ; C. Borel ; J. Emery, N. Romanens (2011), « Créativité sociale : l’atelier “rien” », Revue [petite] Enfance N°106, pp. 40-45.
[5]-Gaitzsch, Sophie (2023, 24 mars) « Et si les enfants apprenaient à se passer de tous leurs jouets ? » Le temps, https ://www.letemps.ch/societe/enfants-education/enfants-apprenaient-se-passer-leurs-jouets.
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