N°144

Durer dans de durs métiers

Bien faire son travail, tout le monde aime ça. Bien faire son travail dans des institutions qui permettent de bien faire son travail : beaucoup en rêvent. Bien faire son travail, quand on travaille avec/pour des enfants, n’est pas donné d’avance, parce que les conditions minimales pour bien le faire sont rarement réunies. Et si on ne peut pas bien faire son travail… Que se passe-t-il ?

Entre émancipation et aliénation, plaisir et souffrance, qu’est-ce qui fait que l’on dure, ou non, dans l’éducation professionnelle de la petite enfance ? Comment comprendre la forte mobilité professionnelle que l’on observe dans les métiers de l’enfance comme dans l’entier du travail social ? Comment continue-t-on à travailler, à durer dans le travail, quand dans sa propre équipe, dans sa propre institution, un tournus perpétuel semble œuvrer comme une espèce de fatalité contemporaine ?
Et que penser de l’inquiétante pénurie, en train de se creuser toujours plus, de professionnel·le·s de l’enfance ? Durer dans le métier : dur, dur…

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